Urbanisme commercial

Compte rendu de réunion du groupe « Embellir la ville »

Date réunion: 
Lun, 08/02/2016 - 18:30
Participants et invités: 

Membres du CCQ présents : François Balcon, Jean-Luc Déniel, Laure Dosso, Sabine Guidubaldi, Josette Losque, Philippe Saget, Anne-Nathalie Sar

Membres du CCQ excusés : Olivier Cuzon, Joséphine Kergonnan

Invités présents : Yannig Le Hir (association Action Jaurès Dynamique), Julie Souverain (artiste)

Invités absents : Michel Campion (Vert le Jardin - excusé), Jean-Marc Provost (service Espaces Verts de Brest Métropole), Valérie Denis (service Transports de Brest Métropole)

Ordre du jour: 
  • Octroi : (tous les invités), exposé de notre projet, devenir de la jardinière de l'Octroi

  • Jardinières : (interlocuteur Espaces verts), possibilité d'étendre l'adoption, points sur les jardinières adoptées (requête des commerçants => avoir des plantations plus colorées)

  • Jardin Proudhon - Proposition pour la poursuite du projet. Quand le permis de construire pourrait-il être accordé ?

Octroi et jardinières

Le projet présenté consiste à verdir la station de tram de l'octroi, peut être ultérieurement celle du Piler-Rouge, en accrochant des plants aux rambardes de la station. Des exemples visibles dans d'autres villes ont été présentés.Exemple de plantes sur rambarde

L'installation devra respecter les contraintes liées à la circulation du tram et des automobiles, en accord avec le service Transports.

 

 

 

Julie Souverain propose un système de sac fabriqué à partir de toile de bâche, les plants étant placés dans des boites de lait.Modèle de sac

Le principe est adopté. Sa mise en œuvre nécessite de :

  • définir un calendrier

  • acheter la matière

  • rechercher des volontaires pour la couture (affichettes, flyers, articles dans lettre et journaux)

  • préparer des plantes

Une autre action portera sur la jardinière de la place de l'octroi qui est en friche. Les plantations devront être remplacées par des arbustes à fleurs plus colorées, sans masqJardinière de l'octroiuer les vitrines des magasins. L'absence du service « Espaces verts » ne permet pas de progresser sur ce sujet.

 

 

 

L'association «  Action Jaurès Dynamique » se réunira en février 2016 et définira de nouvelles actions, au moins lors de la fête de la musique. La placette de l'Octroi sera probablement le lieu de ces animations, comme cela a été le cas avant Noël.

Une liste de 12 vitrines abandonnées a été remise au CCQ par cette association (voir dans Dropbox). Ce sont celles qui sont prioritaires pour un habillage en trompe-l’œil. Le CCQ avec la mairie de quartier recherchera les propriétaires.

 

Jardin Proudhon

Des recherches historiques ont été faites sur l'origine du magasin Roignant.

On apprend que :

  • la rue Louis Blanc se nommait rue de la Vallée Verte

  • un permis de construire a été refusé en 1975 motivé par la densité de construction et la largeur de chaussée insuffisante pour l'accès aux parkings.

  • cette parcelle est construite depuis avant guerre mais que le bâtiment a toujours été bas.

La délibération de Brest Métropole concernant le déclassement de la parcelle où se trouve un parking a été examinée et pose plusieurs questions qui demanderaient un avis d'expert.

Une étude portant sur les aspects réglementaires (PLU) est en cours.

Le travail doit être poursuivi sur les thèmes suivants, des pilotes ayant été suggérés pour ces actions :

  • Historique ( Date d'acquisition de la parcelle parking par la mairie) / Jean-Luc

  • Réglementaire (PLU, Faisabilité parcelle Roignant sans parcelle mairie ...) / Sabine

  • Foncier, juridique (Valeur de la parcelle mairie, Mode/procédure de cession d'une parcelle par une commune) / Nicole

  • Sociologie (Étude de la population, qui vit ici, depuis quand etc…pratiques, envies des habitants, le projet de logements, pour qui ? ) / Olivier

  • Nature (Apport de la nature pour les habitants, la densification n'est pas la seule voie de l'urbanisme durable…) / Laure

 

Prochaine réunion : le 8 mars à 18h30

Résumé de la réunion: 

Cliquer sur le titre ci-dessus pour lire le compte rendu complet.

« Quand on fait du commerce, on fabrique la ville »

Article publié par "La lettre de Brest" n°9

Le commerce touche l’activité économique, la vie sociale, l’évolution des quartiers. Son importance est primordiale. Nous voyons des pas-de-porte fermés. Comment marier intervention publique, marché et concurrence ?

Entretien avec Frédérique Bonnard-Le Floch Vice-Présidente Commerce et urbanisme commercial.

Comment se porte le commerce à Brest-Centre ? On remarque à travers la commission d’indemnisation du tramway qu’il n’y a pas de défaillance en masse sur le linéaire Siam-Jaurès.
Le chiffre d'affaires des commerces du centre-ville par rapport à celui de la périphérie se maintient et même progresse ce qui ne veut pas dire que la situation liée aux travaux soit facile à vivre pour les commerçants, comme pour les habitants.
Objectivement, il n’y a pas de zone « blanche » (absence de commerce à moins de 10 mn) à Brest.
On assiste à une évolution du commerce dans le centre ville :
- redéploiement géographique : raccourcissement du linéaire mais implantation dans les rues radiculaires et les pénétrantes ;
- destruction dans les quartiers due au vieillissement et à l’absence de repreneurs (conditions de reprise difficile : nécessité d’investissements non soutenus par le système bancaire) ;
- remplacement des indépendants multi-marques par des franchisés.
Quels sont vos moyens d’intervention ? Brest métropole océane (en relation avec la Chambre de Commerce et d'Industrie et la Chambre des Métiers et de l'Artisanat) a défini sa politique qu’elle a traduite dans des documents réglementaires. Au centre ville de Brest, il est particulièrement important, notamment sur l’axe Siam-Jaurès de protéger le linéaire commercial et d’augmenter son attractivité qui doit être celle d’un centre métropolitain. Nos principaux moyens d’intervention sont :
- l’interdiction de transformer en logement les pas de portes afin de préserver l’avenir ;
- réserver les espaces sur l’axe Siam-Jaurès pour les commerces de proximité ou les commerces attractifs et non pour les services (banques, assurances …) qui ne font pas venir les gens en ville ;
- encourager les « pôles » commer-ciaux de quartier autour d’une moyenne surface en aménageant les lieux et en limitant leur implantation à la périphérie tout en encourageant leur localisation dans les quartiers ;
- en aidant les indépendants et leurs associations (participation financière et technique aux opérations de valorisation par exemple pour l’opération Gwenneg).
Aux halles St Louis, où en est-on ? C’est un projet qui a démarré en 2003 avec l’élaboration du cahier des charges à laquelle ont participé habitants et commerçants. La crise a découragé une enseigne leader ; un nouveau projet pas encore finalisé, avec une ambition plus locale verrait Monoprix devenir locomotive. La surface réelle mise à la disposition de commerces de type « halle » ne serait pas analogue à celle du premier projet mais l’offre devrait évoluer. L’opérateur a l’obligation de négocier des accords équitables, garantissant l’avenir des commerçants actuels pendant et après les travaux et de recommercialiser la surface actuelle de Monoprix.
Le changement de statut des commerçants doit leur permettre de valoriser une vie de travail au moment de leur retraite, en vendant leur droit au bail, ce qu'ils ne peuvent pas faire actuellement. En outre, la précarité du droit d'occupation municipal empêche tout investissement sérieux dans l'outil de travail. Ce ne sera plus le cas dans le nouvel espace Saint Louis, qui sera à la fois plus qualitatif et plus convivial.
Il faudra compter 1 à 1,5 an de travaux et un chemin administratif complexe.
La rue de Lyon aura une circulation  « calmée » (30 km/h) mais le réaménagement plus complet de l’espace public sera pour le prochain mandat.
Le CCQ de Brest-Centre a proposé en accord avec les habitants du quartier un marché à Sanquer ? Les études sont en cours (stationnement, espace vert, circulation, bornes électriques…) . Résultat dans 3-4 mois au plus tard.
Un point qui vous tient à coeur et que nous aurions oublié ? Les « circuits courts agricoles ». Que ce soit pour des raisons écologiques (coût de transport, …)  ou économiques (maintien et développement économique du pays de Brest) ou de qualité de nos produits, nous réfléchissons avec nos partenaires consulaires aux actions pouvant accroître la part des producteurs du pays de Brest dans la consommation locale. Le commerce de la ville durable est en marche !

La lettre de Brest-Centre n°9

Le commerce à Brest : Entretien avec F. Bonnard-Le Floch, Commerçants des halles St Louis, Gwenneg, Marchés de Brest, Pont transbordeur par Râmine, Regard, Foire aux croûtes, Visite de quartier : Liberté, Petits commerçants à St Martin, Gaspare, Sapins Malins, Noms des futures stations de tram.

date parution: 
Février, 2011