Internat de Bonne Nouvelle : la vie au pensionnat pendant la guerre.

C'est à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale (1938) que je suis entrée comme Interne (pensionnaire) chez les Soeurs de Bonne Nouvelle ou, plus exactement, chez les "Mères" car c'est ainsi qu'on devait les nommer: Mère Jeanne Abel, notre Supérieure, Mère Marie qui avait en charge le fonctionnement de l'Internat (dortoir et réfectoire), Mère Anne (enseignante dans la classe du Certificat d'Etudes), Mère Angélique (cuisine), Mère Véronique (chant et musique), Mère Paul et Mère Bernard (classe des plus jeunes), Mère Joseph (infirmière), Mère Olive ...


Trois enseignantes "laïques" complétaient l'équipe éducative : Mademoiselle Congard (enseignante au niveau 5è actuel), Mademoiselle Noël, enseignante dans la classe précédant le Certificat d'Etudes (CM2) et Mademoiselle Gélébart, enseignante en CM1.


A cette époque, les enseignantes se devaient d'enseigner toutes les matières; Mademoiselle Congard enseignait plus particulièrement l'anglais.


Le Jeudi où nous avions congé, nous devions rentrer au Pensionnat à 18 heures pour dîner. Habitant le quartier des Carmes, le tramway que je prenais sur les Glacis, me déposait rue Auguste Kervern et je montais la côte menant à l'école avec ma valise jusqu'à l'entrée qui se situait alors à l'embranchement de l'actuelle rue de Bonne Nouvelle. Je devais encore gravir une légère côte jusqu'à l'imposante statue de Saint Joseph qui trônait près de la futaie.