Le Jardin Extraordinaire

extrait du Télégramme le 3 août 2019

Le jardin extraordinaire tarde à pousser

Les botanistes passionnés de l’association « Jardins extraordinaires de Brest » ont fait partie des sept lauréats de la saison 1 du budget participatif. Leur projet de jardin exotique situé sur les falaises du port de commerce, près de la rue Poullic-Al-Lor, est même arrivé en tête des suffrages. À la clef, l’une des plus grosses enveloppes (120 000 €) mises en jeu.

Mais six mois plus tard, quand on surplombe le site, rien n’a bougé ou presque. Le lierre et la végétation enserrent toujours le belvédère à colonnette monté en pierres de Logonna, et la sécurisation de la rampe d’accès n’a pas commencé. Bref, les conditions ne sont toujours pas réunies pour envisager les premières plantations. « C’est un peu long à se dessiner », confirme Jacques Phillipot, le président de l’association, qui ne cache pas une certaine impatience.

 

« Un peu frustrant »


« On trouve que cela n’avance pas assez vite et c’est un peu frustrant », poursuit le bénévole. Il est vrai que la proximité de la villa Mathon, classée aux Monuments historiques, a un peu retardé les choses, car il fallait que les Bâtiments de France délivrent leur feu vert. Les études techniques de mise en sécurité et d’accessibilité du site prennent aussi du temps. En tout état de cause, les plantations ne devraient pas pouvoir commencer avant le début d’année prochaine, selon la collectivité. « Si cela se vérifie, c’est bien dommage. On aurait aimé planter fin août-début septembre. Car après, l’hiver vient vite et, pour des plantes subtropicales, il est trop tard ».

L’association aurait aimé pouvoir montrer suffisamment d’éléments remarquables pour les fêtes maritimes de 2020. « C’était un objectif intéressant à tenir, pour nous comme pour la Ville ». En attendant, les bénévoles passionnés ne restent pas inactifs. Ils ont réussi à collecter les 2 300 € nécessaires à l’acquisition d’un palmier très rare à la vente, le butiagrus, grâce à l’ouverture d’une cagnotte participative sur le net. Ils ont aussi des promesses de dons des jardins botaniques, de la Société française d’acclimatation ou encore d’associations horticoles. Jacaranda, doriantès du Mexique, jubaea du Chili et autres espèces exotiques n’attendent plus qu’à trouver leur place sur le plateau d’herbe qui surplombe les falaises.

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