Compte-rendu de la réunion du groupe « Embellir » du CCQ Brest-Centre le 31 janvier 2019

Ordre du jour :

  1. Bilan et perspectives suite à la rencontre de la veille (arbres)
  2. Rénovation de la fresque de la rue Glasgow
  3. Objectifs pour 2019, arbre à souhaits
  4. Mise au point d’un projet pour le prochain budget participatif ou pour 2020 avec les fêtes maritimes. Est-ce le financement le plus adapté ?
  5. Brest Rayonne … toujours là
  6. L’arbre empathique
  7. Points divers, prochaine réunion

Présents : Daniel A, Vonig B, Benoît B, Jean-Luc D, Laure D, Brigitte D, Élisabeth J, Christian L-K, Damien R, Philippe S, Josiane S

Excusée :  Yolande T

1 – Bilan et perspectives suite à la rencontre de la veille (arbres)

Lors de la plénière du CCQ Brest-Centre le 10 décembre 2018, nous venions de découvrir que de nombreux arbres avaient été abattus dans le square Bazeilles et nous recevions l’information que 4 tilleuls seraient très prochainement abattus sur la place Sanquer. Plusieurs membres présents à cette réunion se sont manifestés pendant la réunion ou dans les jours suivants. Le 18 décembre, l’un des membres riverains de la place a trouvé dans sa boîte une lettre non datée l’informant du projet de renouvellement de l’aire de jeux nécessitant l’abattage de 4 tilleuls à l’aplomb de celle-ci. Un sondage parmi tous les membres du CCQ a montré qu’une large majorité souhaitait que le CCQ proteste auprès du maire contre le manque de concertation sur ces projets (23 pour, 3 contre). Un courrier a donc été envoyé à F. Cuillandre, le 19 décembre.

Dès le 20 décembre le maire adjoint a décidé de reporter l’abattage des arbres de la place Sanquer et accompagné du service de la proximité, nous a invités, à une réunion en présence de deux personnes (non présentées au groupe du CCQ) du service des espaces verts le 30 janvier 2019.

Le projet nous a été présenté : réfection de l’aire de jeux et de son muret de protection devant l’école Sanquer, ajout d’un agrès pour enfants un peu plus âgés et abattage des 4 arbres situés devant l’école maternelle et l’entrée de l’aire de jeux. Ces réfections seraient devenues nécessaires par la dégradation du revêtement du sol provoquée par le ruissellement provenant des arbres. La coupe de ces derniers situés « à l’aplomb de l’aire de jeux, laissera apparaître la façade de l’école Sanquer et apportera de la lumière en partie basse de la place ». Le service de la proximité a indiqué que enfants, instituteurs et parents d’élèves des deux écoles voisines avaient été consultés et que l’étude pour la réalisation de ce projet avait été lancée dès janvier 2018 . Nous nous sommes étonnés de ne pas avoir été consultés au cours de l’année. Nous n’avons pas eu d’explication.

Lors d’une visite faite trois jours plus tôt, nous avons pu constater que les arbres ne sont pas à l’aplomb de l’aire de jeux, que la façade de l’école pouvait rester un peu masquée mais que le sol devait être refait ou nettoyé.

Nous sommes restés très étonnés que les personnes consultées se soient montrées favorables à la coupe des arbres et après avoir posé trois fois la question de l’alternative qui avait été proposée, un des représentants des espaces verts nous a affirmé que la seule autre possibilité était la suppression de l’aire de jeu avant le mois de juin.

Les cas du square Bazeilles et du jardin Ségalen ont aussi été évoqués : une consultation des riverains et du CCQ avait eu lieu il y a quatre ans pour l’avenir de ce square et la conclusion avait été qu’il convenait tel qu’il était et qu’il fallait maintenir les arbres. Malgré des questions posées en plénière et réitérées le 30, nous ne connaissons toujours pas les raisons qui ont mené à cet abattage massif contraire à l’avis des habitants. De même pour l’abattage de trois arbres au jardin Ségalen (extrémité Est du cours Dajot), nous n’avons pas pu en connaître la motivation.

Plusieurs membres du CCQ présents à la rencontre du 30 ont proposé d’autres solutions : se limiter au nettoyage ou remplacement du sol, élaguer les branches, ou même abattre seulement deux arbres sur les quatre proposés. Les représentants du service des espaces verts ont refusé d’écouter ces propositions et sont restés bloqués sur leur projet tout en évoquant la possibilité de planter d’autres essences (d’arbres ou d’arbustes ?) en guise de compensation. Il a pourtant été fait remarquer que le service de dépollution de l’air rendu par un vieil arbre est sans commune mesure avec celui de plusieurs jeunes arbres* (voir ci-dessous le texte de Francis Hallé) et il a été suggéré de comparer des mesures de qualité de l’air entre zones arborées ou non, moyen d’intégrer le rôle de l’arbre dans le Plan Climat Énergie Territorial. Des mesures existent mais pas dans ce but, voir le site https://www.airbreizh.asso.fr/ville/brest/ .

En l’absence de négociation possible, M. Réza Salami, adjoint au maire chargé du centre-ville, a décidé de reprendre lui-même des consultations et de donner une réponse rapide.

Le groupe Embellir attend cette décision avec impatience.

Des points annexes ont été évoqués :

La « charte de l’arbre » en préparation depuis plus d’un an par les élus et les spécialistes nous sera présentée en mars ou avril. Le « nous » pouvant être le groupe Embellir, le CCQ ou l’ensemble des CCQ.

Il a également été demandé s’il ne serait pas possible de consulter sur une carte de la ville, l’emplacement de la végétation et de pouvoir cliquer et trouver des renseignements tels que le nom, la variété, l’âge, l’anecdote concernant l’arbre ou le végétal en question. Il a été répondu que cela existait déjà …mais où ? C’est une question restée en suspens.

2 – Rénovation de la fresque de la rue Glasgow

Une fresque située en bas de la rue Glasgow se dégrade. Ce serait la première réalisée à Brest.

Elle mériterait d’être rénovée. Une demande de budget participatif avait été faite mais n’a pas reçu suffisamment de votes pour être retenue. Nous demanderons quand même à la ville de reprendre ce graff en y associant l’adjoint au maire chargé du centre-ville et de la culture (action : Daniel).

3 – Objectifs pour 2019, arbre à souhaits

L’idée était de créer un « arbre à souhaits » sur lesquels les habitants pourraient s’exprimer sur l’évolution du centre-ville. Cette idée ne sera pas développée, les débats étant déjà assez nombreux en ce moment.

4 – Mise au point d’un projet pour le prochain budget participatif ou pour 2020 avec les fêtes maritimes. Est-ce le financement le plus adapté ?

Compte tenu des calendriers des fêtes maritimes et des prochains budgets participatifs, il est compliqué et risqué de lier les deux.

Le CCQ recherchera rapidement deux idées :

  • Un projet durable à financer par un futur budget participatif.
  • Un projet lié au fêtes maritimes de 2020 avec un financement supérieur à celui proposé par le Fonds de Soutien aux Actions Citoyennes (limité à un maximum de 1500€).

Action : tous pour venir présenter les idées à la prochaine réunion du groupe.

5 – Brest Rayonne … toujours là

L’installation de roues, branches et papillons est toujours là mais se dégrade. Les couleurs passent et, plus grave, une branche a bougé et pourrait être facilement arrachée.

Des qu’un créneau météo favorable se montrera, nous ferons le démontage et l’évacuation des éléments (récupération ou déchetterie). Il y a de la demande pour récupérer quelques roues tissées pour BAPAV et les mots sculptés pour certain.e.s d’entre nous. (installation démontée le mercredi 13 février 2019)

6 – L’arbre empathique

Le projet Hack the Tree avait été présenté lors des journées Science Hack Day en 2017. Il comporte plusieurs volets : le renouveau végétal, plusieurs espèces étant possibles ; la mise en lumière selon les saisons ; des sources d’énergie multiples ; de l’interactivité en fonction des spectateurs (pour le caractère empathique de l’arbre) ; un hôtel à insectes. L’auteur de ce projet n’est plus disponible pour le suivre mais nous laisse la possibilité de l’exploiter.

L’auteur initial de l’arbre ne donne plus de nouvelles et n’ayant pas répondu à une mise en demeure de la ville, nous pourrions le faire évoluer. Rechercher confirmation officielle auprès de la mairie de quartier puis contacter l’adjoint au maire chargé du centre-ville et de la culture (action : Daniel).

7 – Points divers

Deux réunions ont eu lieu concernant l’aménagement de la place de la Liberté, rassemblant des membres de plusieurs CCQ et d’autres riverains. À chaque fois, en salle Richelieu et sur la place, elles se sont déroulées en petits groupes. Par conséquent il n’est pas facile d’avoir une vision d’ensemble des avis exprimés par les membres du CCQ.

Est-il possible d’en avoir une synthèse (mairie de quartier) ?

Prochaine réunion

La date retenue est le jeudi 7 mars à 18h en salle Chertemps. (la salle a été confirmée)

  • * Francis Hallé, Du bon usage des arbres – un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques (Actes Sud, 2011) :
  • Avec le respect dû aux représentants du peuple, mais la fermeté qui s’impose lorsque la santé publique est en jeu, je vous dis à vous, élus, que vous pratiquez une triple arnaque si vous croyez nous rassurer en annonçant que, « pour un vieil arbre abattu, dix jeunes arbres seront plantés ». Arnaque culturelle et sociale d’abord parce que la valeur patrimoniale disparaît avec le grand arbre* ; arnaque financière ensuite, parce que les dépenses s’accroissent alors que le grand et vieil arbre ne coûtait presque rien pour son entretien, limité à l’enlèvement du bois sec et des feuilles mortes, tandis que les dix jeunes arbres, qui devront au préalable être achetés, nécessiteront de creuser Ives fosses où ils seront ensuite positionnés, puis il faudra prévoir une couverture de mulch, des structures de protection et un arrosage estival. Arnaque écologique surtout car, outre que le carbone du grand arbre retourne dans l’atmosphère, dix jeunes arbres ne remplacent pas un vieux : un quart de siècle au moins sera nécessaire avant que la dépollution atmosphérique ne retrouve son niveau initial ; en attendant, toute une génération de jeunes urbains va devoir vivre sous un « ciel de pétrole », dans un air poussiéreux, sec, chaud, chargé en ions positifs et en gaz polluants ; un air beaucoup plus propice à la violence qu’à la méditation.