De Bel-Air à Saint-Martin (historique express du quartier).

Ancien village de Bel-Air sur la commune de Lambézellec, Saint Martin fait partie de l'Annexion consécutive à la loi du 2 Mai 1861 et devient ainsi un nouveau quartier brestois qui s'urbanise rapidement car les logements, sur les hauteurs, sont plus sains que ceux de Brest intra-muros et se dote de nouvelles infrastructures (l'église Saint Martin et les Halles).

La place Guérin est, elle aussi, comprise dans le plan régulateur (= d'urbanisme) de l'Annexion. Cette place et l'école qui la borde (à l'origine, école de garçons qui devait s'appeler école de Bel-Air) tirent leur nom de François-Théodore Guérin, Lieutenant de Vaisseau de la Marine, issu d'une famille de marins brestois installée à Brest depuis 1699. Guérin naît à Brest en 1801 et y meurt le 9 Février 1886 sans descendance. Il lègue toute sa fortune à des oeuvres de bienfaisance dont 50000 francs à la Ville, à charge pour celle-ci de répartir cette somme en plaçant 20 francs sur 100 Livrets de Caisse d'Epargne, chaque année, pour récompenser les élèves les plus méritants des écoles communales.

En 1875 et 1878, la Ville acquiert des terrains pour percer la rue Duret. Fils d'un cordonnier, né à Montreuil-Bellay le 15 Octobre 1745, Pierre Duret commence sa carrière de chirurgien de Marine à l'Hôpital Maritime de Brest, en 1768, où il crée la première école de Santé Navale. Il est aussi l'auteur d'un Mémoire sur les chirurgiens de Marine qui fait autorité. En 1785, il rachète au Chevalier de Fautras la propriété de Kerfautras et y installe un centre d'inoculation de la variole. Aidé par le Préfet Maritime, il crée aussi le premier cours d'accouchement gratuit de la ville. Il siège au Conseil Général du Finistère et, aussi, au Conseil Municipal de Brest.