Inès, Manon, Dune, Enora et Victor

"Le développement
durable, c'est se
construire un avenir.
Un avenir basé sur le
respect des
ressources naturelles
que l'on a tant pillées,
mais pas seulement.
C'est se construire
une équité sociale.
C'est aussi bâtir un
modèle économique.
Pour une société plus
respectueuse, plus
équitable, plus viable
mais surtout durable
pour un futur vivable."

 

Le développement durable

L'idée du développement durable a mis longtemps à émerger. Sans doute parce que c'est un développement compliqué, qui doit simultanément veiller aux intérêts de l'environnement, de la planète, et aux intérêts des êtres humains, de l'humanité.

C'est un développement qui doit prendre en charge énormément de critères différents: l'évolution de la population humaine et donc de ses besoins, l'exploitation des ressources naturelles, la croissance économique, la pollution, la préservation des éco-systèmes et des espèces, de la faune et de la flore ...

C'est en 1972, lors d'une conférence des Nations Unies à Stockholm, que l'on appellera ensuite le premier « sommet de la terre », que se fait la première prise de conscience: l'environnement est un patrimoine mondial essentiel à transmettre aux générations futures.

Un proverbe amérindien le disait déjà: « La terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent. »

Mais il faudra attendre 1990 pour que des experts commencent à alerter la communauté internationale sur le réchauffement climatique et les dégâts des gaz à effet de serre. Et que les politiques s'en occupent sérieusement.

En 1992, deuxième « sommet de la terre» à Rio de Janeiro. Le terme « développement durable» commence à être connu. C'est là que sera acceptée par de nombreux pays la « Convention de Rio », qui contient tous les principes du développement durable.

C'est là que sera aussi lancé « L'Agenda 21 », un plan d'actions que pourra, par exemple, prendre une collectivité locale comme Brest. C'est la naissance d'une nouvelle démarche: « agir local, penser global ».

Une ville comme Brest peut intervenir sur beaucoup de plans en relation avec le développement durable: l'eau, les déchets, la pollution de l'air, les transports, les énergies renouvelables. Mais aussi le logement et la santé. Car le développement durable doit prendre aussi en compte les inégalités sociales.

Que des millions de personnes arrêtent de mourir de faim ou n'aient enfin accès à l'eau font partie des défis du développement durable.

La particularité la plus évidente du développement durable est que tout le monde est concerné: les élus, les politiques, les entreprises, les agriculteurs, les industriels, les associations et les citoyens.

Bien sûr, chaque pays a dorénavant son « Ministère de l'écologie et du développement durable ». Chaque ville dit rechercher l'équilibre entre les besoins de la population et l'environnement.

Sauf que les choses avancent très lentement, alors que la biodiversité est menacée à une vitesse alarmante. Et que des scandales continuent, même si des associations comme les Amis de la Terre ou Greenpeace sont très actives.

La forêt amazonienne, par exemple, continue à être détruite par les activités humaines. Alors que l'on sait très bien que les réserves de pétrole vont se tarir, que le nucléaire est dangereux, on ne met pas assez l'accent sur les énergies douces, les biocarburants.

On continue à pêcher des baleines, du thon rouge, alors que ces espèces sont en voie de disparition.

A cause du réchauffement climatique, une étude des Nations-Unies prévoit que

50 millions de personnes pourraient devenir des « réfugiés climatiques ». Elles seront obligées de quitter leur environnement, leur lieu de vie, à cause d'inondations, de la montée de la mer ou de l'avancée du désert.

Le développement durable est assurément le plus grand défi posé à l'humanité.

A priori, on n'a pas trop le choix, si on veut continuer à vivre, en harmonie, sur cette belle planète.

Alors on peut commencer par soi-même, en ayant de bons réflexes, comme éteindre les appareils en veille, baisser le chauffage, réduire sa consommation d'eau ou de papier, prendre les transports en commun, en préférant les fruits et légumes de saison. Voir en s'offrant un Noël plus écologiste.

Il nous faut être encore moins gaspilleurs, encore plus respectueux de la planète.